Mars Express : Les morceaux du puzzle seront bientôt tous assemblés
L'ESA s'est lancé un défi : finir la carte globale de la minéralogie de Mars au mois de Juin. En attendant, l’Agence spatiale européenne nous a passé une carte quasi-complète de la planète. Elle a été réalisée par la sonde Mars Express, qui fête ses dix ans de service.
L'ESA s'est lancé un défi : finir la carte globale de la minéralogie de Mars au mois de Juin. En attendant, l’Agence spatiale européenne nous a passé une carte quasi-complète de la planète. Elle a été réalisée par la sonde Mars Express, qui fête ses dix ans de service.
Lancée en juin 2003 par un lanceur Soyouz, depuis Baïkonour, Mars Express a rejoint son objectif en decembre 2003. Dix ans après, cette sonde est toujours là, et elle poursuit son activité et devrait même réaliser, à la fin de l’année, un survol à haut risque au-dessus de Phobos.
Son héritage scientifique apparaît d’ores et déjà très dense. C'est cette sonde qui a mis en évidence que de l'eau liquide a été présente en grande quantité sur Mars peu de temps après sa formation.C'est cette sonde qui a également observée de nombreux phénomènes comme de l'eau sous les sols de la planète, elle a notamment découvert des dépôts de glace d’eau d’une très grande pureté. Elle a également confirmé pour la première fois la présence de méthane dans l'atmosphère et identifié les interactions entre le vent solaire et l'atmosphère supérieure.
Mars Express a, nous pouvons le dire, complétement revisité l’histoire de la Planète rouge et ses trois grandes périodes connues (le Noachien, l'Hespérien et l'Amazonien). La sonde a en effet mis en lumière trois ères distinctes. Ces ères ont été détectées et par la suite séparées par leurs minéraux dominants : le Phyllosien (avec les phyllosilicates, dont les argiles), le Theiikien (les produits du volcanisme) et le Siderikien (règne des oxydes ferriques).
Le 30 juin 2012, 87,8 % de la surface de Mars étaient cartographiés, dont 61,5 % avec une résolution de 20 mètres par pixel. Cette mosaïque d’images comprend des milliers de scènes acquises lors des 10.821 révolutions de la sonde autour de la planète.
Les zones sombres sur la carte correspondent à des images qui n’ont pas été intégrées en raison d’une trop forte concentration de poussière dans l’atmosphère, qui rend la surface invisible. Si les conditions météorologiques sont clémentes lors des prochains passages en orbite au-dessus de ces zones d’ombre, les responsables de la mission devraient pouvoir compléter la cartographie. Quant aux variations des couleurs également observables, elles résultent des conditions d'ensoleillement (qui diffèrent d’un jour à l’autre) ainsi que par la teneur en poussière de l’atmosphère martienne, qui a tendance à assombrir les paysages.
Pour une version plus large de la carte cliquez ici.
Source : ESA/Futura-Science


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